Tarn Attitude - Passion - Loisirs - Partage
Accueil du site > Arts et Culture > Fêtes traditionnelles > Fête Médiévale Castres la Rose d`Or 2008
Photos Liens Agenda Participer Livre d’or Contact

Fête Médiévale Castres la Rose d`Or 2008

Le Moyen-Age à Castres au Parc de Gourjade

mercredi 8 octobre 2008, par Jean-Marc


Voir en ligne : Compagnie des Seigneurs de Hautpoul

QUELLE évolution depuis 2006 (voir ici) ! J’avais laissé une sympathique manifestation intimiste avec une dizaine de tentes et une cinquantaine d’animateurs et exposants pour retrouver cette année un véritable festival avec des centaines de médiévistes, venus de toute l’Europe, rassemblés dans un village de toile, qui ont accueilli plus de 10 000 visiteurs !

Samedi : Défilé dans les rues de Castres

Tout commence le samedi vers 16h00 avec les rues de Castres qui se transforment en quartier médiéval le temps de quelques heures. Le son de la cornemuse des flutiaux et des tambours résonnent dans les rue anciennes, les murs n’en croient pas leur oreilles...

Les confréries espagnoles, italiennes se mêlents à celles de France et de Navarre dans le cliquetis des armures et les cris de la sorcière qui harangue la foule et celui du chef des gardes qui invective ses troupes.

Puis passent, dans un silence pesant sous le regard réprobateur de Jean Jaurès, les habits rouges des prélats et noirs des inquisiteurs qui jettent un froid sur l’assemblée. Les tambours martèlent une marche mortuaire pour un pestiféré enveloppé dans un linceul sur une carriole.

Heureusement les cracheurs de feu réchauffent l’atmosphère et les jongleurs, les échassiers, les troubadours redonnent vie au cortège. Les fauconniers exhibent leurs majestueux rapaces, Aigle de Mongolie, Grand Duc, Epervier qui scrutent la foule intrigués et inquiets.

Le cortège sillonne l’Ecusson, le centre ville de Castres, pour terminer la boucle après un bref rassemblement sur la magnifique place Jean Jaurès. Le Seigneur sur son fier destrier clôt la marche, dominant du regard cet interminable défilé issu d’un autre âge, qui redonne aux maisons sur l’Agout toute leur raison d’être.

On imagine bien la veillée aux flambeaux qui a certainement suivi, l’hypocras et la cervoise coulant à flot sur des tables garnies de faisans, de sangliers, de porcelets, de pommes et de raisin ! ... mais là je m’emporte...

Dimanche : Gourjade Fête de la Rose d’Or

Chargement en cours...
image 1 du panorama image 2 du panorama

C’est donc les allées d’un véritable village qu’on pouvait arpenter à Gourjade ce dimanche, avec quelques échoppes, où l’on pouvait se procurer des objets fabriqués selon les méthodes et avec les matériaux que l’on trouvait entre le 12e et le 17e siècle, mais aussi les tentes des participants.

Chacune avec un thème choisi qui illustrait des scènes de la vie médiévale. Attention : pas un gramme de plastique, les seuls matériaux que l’on pouvait trouver sont : le bois, l’osier, le cuir, le lin, le chanvre la laine, la corne, le grès, l’étain, le cuivre, le fer. Pas encore de faïence, peu de de verre (réservé aux nobles), peu de coton.

Des démonstrations de forge, de tour à bois pendulaire, de "tissage" de cotte de maille, de préparation de remèdes, de confection d’objets de la vie courante, de musique, donnaient à cette manifestation une dimension pédagogique qui n’existait pas auparavant.

Les participants préparaient leur soupe au choux et aux navets et carottes qui embaumaient les allées. Leurs paniers contenaient des pommes, du raisin, mais pas encore de tomates, de courgettes, de pommes de terre, de fraises, de prunes ni tous ces fruits et légumes importés plus tard des autres continents.

Dans l’après-midi un combat a eu lieu entre deux groupes de combattants, encore une fois avec les explications au public concernant le rituel très codifié et précis des combats, la préparation, la négociation puis, faute d’arrangement, l’affrontement. Les archers ont ouvert les hostilités, puis les combattants ont livré bataille devant un parterre de plus de 3000 spectateurs ébahis.

Après le combats les chevaliers rentrent heureux et fourbus à leur tente, auprès de leur mie, pour s’alléger des 25 kilos de harnachement nécessaire à cet exercice.

Les boucliers portaient après les combats les profondes entailles des coups d’épées. Si les flèches étaient inoffensives, il faut savoir que les armes blanches, elles, sont de vraies épées, poignards et dagues, et les cottes de mailles ne sont pas là pour le folklore...

Le soleil couchant chassant les badauds rendait peu à peu le calme à cet espace plongé, pendant quelques heures dans un temps où l’on avait le temps...

Ne ratez sous aucun prétexte la prochaine fête de la Rose d’Or de Castres, c’est assurément l’une des plus grandes et des plus étonnantes de France.

Galerie d'images

Laisser un commentaire (2 messages)


Suivre la vie du site Tout le site (RSS 2.0) | Plan du site | Rédiger un article | SPIP